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CHOIX DE VIE
 
 
 
 
VIVRE LE MOMENT PRÉSENT 
 
Un promeneur demanda à un Maître, connu pour sa sérénité, sa joie et sa sagesse, quel était son secret. Le Maître répondit : «Lorsque je mange, je mange, lorsque je me repose, je me repose et lorsque je travaille, je travaille». «Mais, c'est ce que nous faisons tous», répondit le promeneur. «Non», répondit le Maître, «c'est ce que vous ne faites justement pas. Lorsque vous mangez, vous parlez de passé, lorsque vous vous reposez, vous parlez de l'avenir et lorsque vous travaillez, vous pensez à la nourriture. Votre esprit est sans repos, et c'est bien là, le problème des êtres humains» 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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L'HISTOIRE DU VIEUX CHARPENTIER 
auteur inconnu 
 
Un vieux charpentier s'apprêtait à prendre sa retraite. 
Il dit à son patron et client (il travaillait sous contrat) qu'il souhaitait abandonner la construction et se consacrer à sa famille. Sa petite retraite lui permettait de vivre agréablement, à condition de faire attention. 
 
Son patron et client fut désolé de voir un si bon travailleur le quitter et lui demanda, comme un service personnel, s'il pouvait construire une dernière maison. 
 
Le charpentier répondit oui, mais on pouvait voir que le coeur n'y était plus. Il utilisait des matériaux inférieurs et les finitions  
laissaient à désirer. Dommage de finir sa carrière de cette façon ! 
 
Lorsque le charpentier finit son travail et que le constructeur vint pour inspecter la maison, il remit la clef de la porte principale à son employé. "Cette maison est à toi", dit-il, "en reconnaissance pour toutes ces années de bonne collaboration". 
 
Quel choc ! Quelle honte ! Si seulement il avait su qu'il construisait une maison qu'il allait lui-même habiter... il l'aurait faite bien différemment. Il allait devoir vivre dans la maison qu'il avait construite sans amour. 
 
Il en va de même pour nous tous. 
Nous construisons trop souvent nos vies de manière distraite, sans amour. Pour certaines choses importantes nous ne donnons pas le meilleur de nous-mêmes. 
 
Ensuite nous sommes choqués de nous rendre compte que nous avons à vivre dans la maison que nous avons construite. 
 
Si nous y avions pensé plus tôt, nous l'aurions construite différemment. 
 
Pensez à vous comme à un charpentier. Pensez à votre maison. 
A chaque fois que vous donnez un coup de marteau, plantez un clou, érigez un mur... construisez avec sagesse. 
 
Il y a de grandes chances pour que ce soit la seule vie que vous construirez de cette façon. Même s'il ne vous restait qu'un seul jour à vivre, ce jour mériterait d'être vécu dans la plénitude, le respect de vous-même et l'Amour des autres. 
 
Il y a une plaque sur le mur de cette maison imaginaire qui dit "La vie est un projet que vous bâtissez vous-même". 
 
Qui peut le dire plus clairement ? Votre vie d'aujourd'hui est le résultat de vos attitudes et de vos choix passés.  
Votre vie de demain sera le résultat des attitudes et des choix que vous faites... aujourd'hui ! 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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"Autobiographie en cinq actes" 
poème de Portia Nelson 
tiré de : "Le livre tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché 
 
1. Je descends la rue. 
Il y a un trou profond dans le trottoir : 
Je tombe dedans. 
Je suis perdu... je suis désespéré. 
Ce n'est pas ma faute. 
Il me faut longtemps pour en sortir. 
 
2. Je descends la même rue. 
Il y a un trou profond dans le trottoir : 
Je fais semblant de ne pas le voir. 
Je tombe dedans à nouveau. 
J'ai du mal à croire que je suis au même endroit, 
Mais ce n'est pas ma faute. 
Il me faut encore longtemps pour en sortir. 
 
3. Je descends la même rue. 
Il y a un trou profond dans le trottoir : 
Je le vois bien. 
J'y retombe quand même... c'est devenu une habitude. 
J'ai les yeux ouverts 
Je sais où je suis 
C'est bien ma faute. 
Je ressors immédiatement. 
 
4. Je descends la même rue. 
Il y a un trou profond dans le trottoir : 
Je le contourne. 
 
5. Je descends une autre rue... 
 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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L'ATTITUDE JUSTE 
 
Sommes-nous obligés d'accepter les insultes des autres ??? 
 
 
Un jour, l'un des brahmanes qui s'opposaient au Bouddha vint écouter l'un de ses sermons et, alors que le Bouddha parlait encore, il se mit à faire les cent pas devant lui.  
 
Puis il insulta le Bouddha dans un langage fort grossier. Il l'injuria de toutes les manières qu'il put imaginer.  
 
Lorsqu'enfin il fut à court d'injures, le Bouddha, qui était resté assis calmement à l'écouter, dit ceci :  
 
« Brahmane, t'arrive-t-il d'avoir des invités chez toi ? 
- Oui, naturellement nous avons des invités chez nous, répondit le brahmane. 
- Lorsque tu as des invités chez toi, leur offres-tu l'hospitalité ? Leur offres-tu de la nourriture et des boissons ? 
- Bien sur que nous faisons cela. Bien sûr que je leur offre de la nourriture et des boissons ? 
- Et s'ils n'acceptent pas ton hospitalité, et s'ils ne prennent pas ta nourriture et tes boissons, à qui appartiennent-elles ? 
- Elles m'appartiennent. Elles m'appartiennent. 
- C'est juste, brahmane, elles t'appartiennent. » 
 
C'est une histoire qu'il est utile de se rappeler.  
Toutes les injures, paroles de colère ou menaces appartiennent à celui qui les profère. Nous ne sommes pas obligés de les accepter. 
 
Ayya Khema  
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
 
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L'ARBRE MAGIQUE 
 
Un voyageur très fatigué s'assit à l'ombre d'un arbre sans se douter qu'il venait de trouver un arbre magique, "l'Arbre à Réaliser des Souhaits". 
Assis sur le terre dure, il pensa qu'il serait bien agréable de se retrouver dans un lit moelleux.  
Aussitôt, ce lit apparut à côté de lui. 
 
Étonné, l'homme s'y installa en disant que le comble du bonheur serait atteint si une jeune fille venait masser ses jambes percluses.  
La jeune fille apparut et le massa très agréablement. 
 
« J'ai faim, se dit l'homme, et manger en ce moment serait à coup sûr un délice. »  
Une table surgit, chargée de nourritures succulentes. 
 
L'homme se régala. Il mangea et il but. La tête lui tournait un peu. Ses paupières, sous l'action du vin et de la fatigue, s'abaissaient.  
Il se laissa aller de tout son long sur le lit, en pensant encore aux merveilleux évènements de cette journée extraordinaire. 
 
« Je vais dormir une heure ou deux, se dit-il. Le pire serait qu'un tigre passe par ici pendant que je dors. » 
Un tigre surgit aussitôt et le dévora. 
 
Vous avez en vous un Arbre à souhait qui attend vos ordres. Mais attention, il peut aussi réaliser vos pensées négatives et vos peurs.  
 
Moralité :  
 
L'homme est le reflet de ses pensées mais bien souvent, par la non maîtrise de ses pensées... (surtout les pensées négatives) il s'auto-détruit lui même, sans même en prendre conscience.  
 
Apprendre à contrôler ses pensées est le début de la réussite... 
(Histoire tirée du site de Philippe PERRUCHON) 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
 
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LE VOYAGEUR 
Merci à Nadine pour nous avoir rappelé cette histoire. 
 
 
Il y avait une fois une dame très âgée, qui passait ses jours assise à l'entrée de son village. 
Un jour, arriva un voyageur : 
- Bonjour Madame, êtes-vous d'ici ? 
- Oui, je suis née ici. 
- Dites-moi s'il vous plait, comment sont les gens d'ici ? 
- Comment sont les gens dans le village d'où vous venez ? 
- Ils sont terribles, malicieux, méchants, on ne peut pas avoir confiance,... 
- Je suis désolée, les gens ici sont pareils. 
Et l'homme partit... 
 
Quelques temps après, il y a un autre voyageur qui arrive. 
- Bonjour Madame, êtes-vous d'ici ? 
- Oui, je suis née ici. 
- Dites-moi s'il vous plait, comment sont les gens d'ici ? 
- Comment sont les gens dans le village d'où vous venez ? 
- Ils sont très gentils, très ouverts, très sympathiques, vraiment de confiance,... 
- Je suis bien contente pour vous, puisque les gens ici sont pareils." 
 
Prends soin de toi, aime-toi, puisque tu es la personne la plus importante de ta vie.
 
 
Si tu vas bien, tout le monde autour de toi ira bien.
 
 
Si non, tu ne pourras rien faire pour toi et pour les autres non plus.
 
 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
 
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LES DEUX JARRES ET LE PORTEUR D'EAU 
 
 
Le porteur d'eau avait deux grandes jarres, suspendues aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.  
 
L'une des jarres conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître. L’autre jarre avait un éclat et perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.  
 
La jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sans faille sa fonction du début à la fin.  
La jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce qu’elle aurait voulu faire. Elle vivait cela comme un échec permanent. Au bout de deux années, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.  
 
"Je me sens coupable, j’ai honte et je te prie de m'excuser."  
"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"  
"Depuis 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau, je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau. Par ma faute, et malgré tous tes efforts, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.  
 
Touché par cette confession, et plein de compassion, le porteur d'eau répondit :"Pendant que nous retournons à la maison du maître, je te demande de regarder les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin".  
 
En montant la colline, la vieille jarre pu voir sur les bords du chemin, de magnifiques fleurs baignées de soleil. Cela lui mit du baume au cœur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.  
 
Le porteur d'eau dit à la jarre "Tu t'es rendu compte qu'il y avait de belles fleurs uniquement de ton côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite ? J'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de ton coté du chemin, et chaque jour tu les as arrosées. Grâce à toi, pendant 2 ans, j’ai pu cueillir de magnifiques fleurs pour décorer la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et aussi belles."  
 
Nous sommes tous des jarres abîmées ou ébréchées, avec des éclats, des blessures, des défauts. Trop jeune ou trop vieux, trop ou pas assez intelligent, trop grand ou pas assez grand, trop gros ou trop maigre… Ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.  
 
Prenons les autres tels qu'ils sont, et sachons voir ce qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon et de bien en vous ! Appréciez les gens différents qui peuplent votre vie ! Car sans eux, la vie serait bien triste. Sachez aimer vos imperfections ! 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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LE SECRET DU BONHEUR ! 
 
 
Un enfant demande à son père : 
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?  
Alors le père demande à son fils de le suivre ; ils sortent de la maison, pour se rendre au village, le père assis sur le vieil âne et le fils suivant à pied. 
 
Et les gens du village de dire : 
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père. 
 
Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé cette fois son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors : 
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et qui le laisse aller à pied ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison. 
 
Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.  
Les villageois commentèrent en disant : 
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison. 
 
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire : 
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison. 
 
Arrivés à la maison, le père dit à son fils : 
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire. Fais ce qui te plaît et tu seras heureux !  
 
 
Moralité :  
 
Alors vous aussi, si vous voulez être heureux… soyez à l’écoute de votre cœur… soyez à l’écoute de votre intuition… faites les choses que vous avez envie de faire… faites les choses que vous pensez être justes… les choses que vous pensez être bien… et ne vous préoccupez pas des autres… ni de ce qu’ils pensent… ni de ce qu’ils disent… ni de ce qu’ils pourraient penser… ni de ce qu’ils pourraient dire… et vous serez heureux… car vous vous sentirez alors en parfaite harmonie avec vous-mêmes… vous serez alors en parfait accord avec vous-mêmes… 
(Histoire tirée du site de Philippe PERRUCHON) 
 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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AUJOURD'HUI 
 
C’est le début d’un nouveau jour. 
 
La Vie m’a donné ce jour pour que je l’utilise à ma guise. 
Je peux le gaspiller ou l’utiliser à profit. 
 
Mais ce que j’en fais aujourd’hui est important. 
Parce que j’échange une journée de ma vie pour aujourd’hui. 
 
Quand demain viendra, ce jour sera parti à jamais,  
laissant sa place à ce que j’y aurai échangé. 
 
Je veux que ce soit un gain et non une perte, 
le bien et non le mal, un succès et non un échec. 
 
Et ce, pour que je ne puisse regretter 
le prix que j’ai payé pour aujourd’hui. 
 
Inconnu 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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LES DEUX FRERES 
 
Merci à Frédéric pour m'avoir raconté cette histoire. 
 
L'un avait une superbe réussite familiale, sociale et professionnelle. 
L'autre était un SDF alcoolique. 
Un jour, on leur a posé la question suivante : 
"Pour quelles raisons, en êtes-vous arrivés là ?". 
Les deux frères eurent la même réponse : "C'est parce que mon père était alcoolique." 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage. 
"Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince. 
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi." 
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. 
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE". 
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. 
Bien des années passèrent. 
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" 
"J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut. 
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES". 
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. 
Bien des années passèrent. 
Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" 
"J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut. 
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME". 
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. 
Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. 
Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" 
"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser." 
"C'est bien," dit le Sage. 
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." 
"C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut. 
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MEME." 
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il.". Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer 
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"  
"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement." 
"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte." 
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES". 
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu. 
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. 
J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement." 
"C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. 
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE". 
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? 
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"  
"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement." 
C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence". 
Et le Vieil Homme disparut. 
(Texte proposé par Françoise Laurent) 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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POEME DU BONHEUR 
 
Merci à Marianne pour m'avoir fait parvenir ce texte. 
 
 
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre... 
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. 
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.  
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...  
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.  
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?  
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. 
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.  
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie Vie! 'Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.  
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !  
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.  
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.  
Le bonheur est le chemin.  
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore : 
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.  
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.  
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION ! 
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.  
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie. 
 
Alors "JUSTE POUR AUJOURD'HUI" construisons notre vie de demain. 
 
 
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(c) Jean-Yves GRECH - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 2.06.2008